Ruche clionienne

Pas de répit ce jeudi 30 mars au sein de la ruche de l’atelier Coques en bois du Clion : finition du safran de Yoyo, ponçage des taquets pour Dorade, préparation des panneaux du roof, installation de l’échappement des gaz du moteur, fabrication de poulies, mises en place des caissons des batteries pour Jolie-Marion… Ainsi va la vie productive de Coques en bois !

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Debout, coucher, accroupis, assis…

Quelles que soient les positions, pas de répit ce lundi matin 27 mars à l’atelier du Clion. Tout chantier comporte des gros oeuvres puis ensuite des finitions, les restaurations de bateaux n’échappent pas à cette règle.

Certaines membrures de Dorade, posées ce samedi, demandent à être coupées, et dans des endroits évidemment pas faciles d’accès, ce serait trop fastoche… Alors Pierre et Bruno, tels des scieurs de long, tenant chacun un bout de la lame, se jouant du massif d’étrambrais du mât de taillevent qui leur rendait la tâche ardue, ont fini par ajuster la membrures à la bonne longueur.

Philippe de son côté passant au minium les cales et les varangues nécessaires à la bonne tenue des membrures au fond du bateau.

Yoyo de son côté, a profité des soins attentifs et professionnels de Gégé pour se refaire une beauté intérieure.

Quant à Daniel, c’est avec la besace bien garnie de ferrures en inox, par lui façonnées et ajustées, qu’il a servi Yoyo (cercles de bout-dehors, ferrures de safran) et Jolie-Marion (sortie de pot d’échappement, cabillots pour les haubans, cercles de cap-de-moutons). Magnifique !

Bravo à eux et rendez-vous ce jeudi 30, à partir de 9 heures à l’atelier du Clion pour la suite des opérations…

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Un foc pour Yoyo

En ce dimanche matin 26 mars, Bruno bat en brèche le dicton breton, affirmant :« labor sul, labor nul ». C’est tout le contraire d’un travail nul que mène Bruno derrière la machine à coudre de Coques en bois, au Hangar à bateaux. Objet de ce travail méticuleux : recoudre la ralingue sur un ancien foc retaillé sur mesures pour Yoyo. Une tâche rondement menée en une heure de temps…

Par ailleurs, commande est passée pour la fabrication de la quille d’acier de Yoyo. Elle devrait être disponible d’ici deux à trois semaines. Une commande permise par les achats de tickets  préemptant des sorties futures sur Yoyo (billetterie toujours ouverte…) et une avance de trésorerie de la part de Marc. Un grand merci à lui.

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De la méthode

Entre le « Discours de la  méthode » de René Descartes et la « Méthode sans discours » de Fabrice André,  ce samedi 25 mars, Coques en bois a choisi la seconde approche pour la pose des membrures de Dorade. Une méthode d’ailleurs très cartésienne. Alors qu’elle est-elle ? Phase un : cogiter (« cogito… », disait René D.),  puis « préparer le terrain », a dit Fabrice A. Ce qui fut fait (lire post antérieur).

Phase deux, ce samedi matin, tôt, préparer l’étuve,  y glisser 10 membrures. Faire bouillir durant au moins deux heures… Ensuite, se munir d’une paire de gants, sortir une membrure de l’étuve, et hop… courir ventre à terre, « chaud devant ! » jusqu’au bateau. Et là, contre toute attente pour qui découvre la méthode : ployer la membrure sur la coque pour la préformer. Puiiche ! chuinte la membrure, libérant  des volutes de vapeur d’eau.

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Une fois cintrée, « allez, vite, on la place à l’intérieur ! ». Et là, les p’tites mains s’activent dare-dare, faut pas laisser refroidir… « Bruno, tape sur le bout ! » Pam, pam, pam ! « C’est bon, son extrémité est sous la lice ». « Jacques, appuie avec ton pied, Jean-Marc, pareil plus bas ! » Fabrice jauge et juge. « Dom’, tu peux visser ». Sviiisss, fait la visseuse ! « Non, dévisse, la membrure part de traviole ». Sviiisss, en sens contraire. Pan ! Un coup de massette à gauche ; pan, pan ! Un coup de maillet à droite. « C’est bon, elle est droite, vas-y Dom’ visse ». Sviiisss, sviiiisss, répété à plusieurs reprises ; la membrure est alors bloquée à sa place définitive, entre deux anciennes, défectueuses. Entre 9h et 12 h, la même opération se répète 10 fois.

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Dans un premier temps, une « araignée d’acier – Coques en bois », imaginée par Jacques et fabriquée par Daniel, aide à la mise en place des membrures. Mais au fil du temps, l’équipe acquiert suffisamment de technicité et de dextérité pour s’en passer. L’araignée d’acier recroqueville ses pattes et s’endort au fond de la chaloupe.

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Reste encore à appliquer une autre méthode : celle nécessaire à la pose des rivets de cuivre, en remplacement des vis qui  maintiennent temporairement les membrures. Un travail de couple : l’un hors du bateau, l’autre à bord : ôter la vis, la remplacer par un rivet qui traverse bordé et membrure, chapeauter l’extrémité d’une coupelle, cisailler le surplus de  longueur et ensuite la mater à l’aide d’une bouterolle pendant qu’à l’extérieur la contre-bouterolle, bien maintenue à bout de bras, empêche le rivet de chasser… Et voilà le travail, mené avec méthode et sans discours.

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Mais pourquoi ne pas laisser les vis, s’enquiert le béotien ? Réponse : la vis n’est pas traversante et si elle l’était, un, il faudrait la couper à ras ; deux, l’endroit de sa sortie risquerait, au fil du temps de s’imprégner d’eau et de pourrir. Le rivet, de corps parallélipipédique, et de par cette forme, s’insère bien entre  les fibres du bois, et par sa coupelle et son matage final, assure un blocage et un appui plus pérenne de la membrure sur les bordés, avec une meilleure étanchéité à terme. Ce qui n’empêche pas la dégradation des membrures dans le temps et voilà pourquoi celles de Dorade sont en passe d’être doublées. CQFD .

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« Opération membrures » pour Dorade

Ce samedi 25 mars, à partir de 9 heures, rendez-vous à l’atelier du Clion pour tous ceux et celles qui veulent assister et/ou participer à la mise en place, en série, de membrures bouillies et ployées sur Dorade. Cette opération va se dérouler sous la houlette de Fabrice André, charpentier de marine, actuellement en complément de formation à Skol ar mor, à Mesquer.

Une première membrure  a déjà été posée il y a quelque temps, d’un manière plus proche du tâtonnement expérimental que de l’orthodoxie… (Lire le post « L’eau bout pour Dorade »)

Cette fois ci il s’agit de rationaliser la pose de plusieurs de ces membrures d’acacia. Celles-ci marinent d’ores et déjà afin de que les fibres du bois se réchauffent plus vite lorsqu’elles seront étuvées. Les virures ont déjà été percées pour gagner en rapidité lors de la pose des membrures et leur fixation. L’étuve (voir photo ci-dessous) sera mise en chauffe dès potron-minet afin que le chantier, à proprement parlé, débute pile à 9 heures et puisse se conclure vers midi.

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Qui a une hélice à offrir à Jolie-Marion ?

Un moteur c’est bien, complété par une hélice c’est mieux. C’est pourquoi Jolie-Marion lance un appel pour lui offrir son hélice. Mais attention, la belle est exigeante…. cette hélice, tous calculs fait par PMPP et son logiciel ad-hoc, doit répondre à certaines spécificités : elle doit être tripales, d’un diamètre de 360 mm et d’un pas à droite de 305. Ceci, compte tenu des caractéristiques de sa carène, permettra à Jolie-Marion de filer 7,5 noeuds.

Jolie-Marin sera infiniment reconnaissante envers celle ou celui d’entre-vous qui pourra lui offrir ce cadeau. Une offre à formuler au plus tard pour ce mercredi auprès du blog-noteur qui fera suivre… (jclb50@orange.fr).

Le safran, façonné par Jacques (Guicheteau), est désormais entre les mains de Daniel (Guilbaud) pour installation des ferrures, soit pour être précis les pentures terminées par les aiguillots, lesquels s’insèrent dans les fémelots, qui eux sont fixés sur l’étambot.

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Anelor : pique-nique à L’Herbaudière

Ce vendredi 17 mars Anelor prend une nouvelle fois l’air du large. Normal et tant mieux, c’est le but du sloup de croisière de  l’association : naviguer un maximum, été comme hiver. Affiner aussi les connaissances théoriques acquises lors de cours de navigation. Ce jour-là, carte sur table (façon de parler…) l’équipage met le cap sur Noirmoutier ; le port de L’Herbaudière, précisément. Chef de bord : Hervé. A ses côtés, Dominique et Jean-Michel. Une p’tite brise, pas de mer, une p’tite nav’ sympa et au mitant du jour, hop !, arrivée au ponton de L’Herbaudière,  amarrage et… place au saucisson. Pas belle la vie à bord du bateau de Coques en bois ?

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Photos : Jean-Michel Dampierre

Sécurité en mer : sensibilisation et instructions

En collaboration avec la station SNSM de Pornic, Coques en bois organise  le samedi 15 avril prochain, de 9 h à 11 h 30 une instruction à la sécurité en mer.

Rendez-vous dans les locaux de la SNSM au Phare de La Noévëillard à 9 heures.

Au  programme : organisation des secours en mer (SMDSM, Cross) ; aide médicale en mer ; VHF et VHF ASN ; chute à la mer et récupération Mob pour Man Over Board, (prévention, manœuvres de récupération, hypothermie…) ; présentation de la vedette SNS 200 et du semi-rigide SNS 647 ; avec ce dernier, démonstration de recueil de naufragé aidé du filet Marcus ; percussion d’un radeau de sauvetage ; feux à mains et mises en oeuvre pour celles et ceux qui en ont de périmés.

Toutes ces actions et démonstrations seront faites sur le mode interactif…

Cette matinée studieuse, forcément studieuse, constituera une mise en bouche pour la journée, elle festive, du samedi 5 août prochain, qui marquera les 50 ans de la SNSM, avec une opération « Tous en mer », à laquelle est associée Coques en bois. Tout naturellement…

Bernard Imbert

vedette snsm Phare Noéveillard

Photos : SNSM Pornic

Bientôt la quille !

Depuis la suppression du service militaire obligatoire cette exclamation libératoire ne fait plus florès… Mais Coques en bois la remet au goût du jour ! La quille dont il s’agit est celle qui va bientôt venir mieux équilibrer Yoyo sous voiles. Cependant, un léger contretemps dû à l’état de la trésorerie de Coques en bois, diffère la commande de cette pièce d’acier à réaliser par une entreprise spécialisée. Pour abonder  la caisse de l’association, en attendant le versement de la subvention municipale, une solution : anticiper les sorties sur Yoyo en acquérant des carnets de navigation (selon le même principe que pour Anelor), soit pour 10 euros (5 tickets), soit 20 euros (10 tickets). Ces carnets sont disponibles auprès de Marc, régulièrement présent à l’atelier du Clion du jeudi.

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IMG_0226 IMG_0229 Yoyo sous voiles

Jolie-Marion : un livre pour la comprendre

En ces temps-là, Jolie-Marion s’appelait Mado et voguait, bien amarrée, sur le pont du langoustier de Douarnenez, Joliot-Curie (DZ 3993). Cap sur les côtes de Mauritanie. Mado était une des deux annexes que transportait le langoustier (commandé par Jacques Mayter et dont la femme se prénommait Madeleine) pour, mises à l’eau aux accores de la côte, y caler des filets droits pour y piéger des langoustes vertes, puis, pêche faite, ramener filets et langoustes à bord du bateau mère.

Un livre permet de  comprendre les origines puis  la fin « dans la tourmente du second XXe siècle » de cette pêche particulière ; y comprendre aussi l’histoire de Jolie-Marion et sa rénovation actuelle en tant que réplique de côtre langoustier conservant certains attributs de son statut d’annexe de langoustier (sa ferrure d’étrave et son organeau, un plancher et non un pont).

Ce livre s’intitule tout simplement « Histoire de la pêche langoustière ». Son auteure est fille de « Mauritanien », c’est-à-dire, un marin-pêcheur de Douarnenez ayant « fait la langouste en Mauritanie ». Ce livre, passionnant, est le résumé de la thèse de doctorat d’histoire de Françoise Pencalet-Kérivel. Il est à la disposition des adhérents de Coques en bois en l’empruntant auprès de Marc Sulpice (ceb.sulpice@orange.fr)

« Autour de la Jolie-Marion, un regard historique sur une activité maritime qui a marqué la cité des Pen-sardines », a écrit joliment Françoise Pencalet-Kérivel dans sa dédicace lors d’une rencontre à Pornic en septembre dernier. Il est prévu qu’elle revienne au cours du premier semestre 2018 dans le cadre des manifestations organisées pour le 10e anniversaire de Coques en bois. Elle sera accompagnée de sa sœur, qui a tourné un film à bord du bateau paternel consacré à ces « Mauritaniens » Douarnenistes ou Camarétois.

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Histoire de la pêche langoustière et Jolie Marion Les canots (8)

Photo annexe : Jacques Nouy